Body positive  experiment 

Ça fait plusieurs mois que cet article est en attente dans mes brouillons. J’ai beaucoup de choses à dire et je n’arrive pas à mettre mes pensées au propre et en place.

C’est un concept très à la mode, même s’il n’est pas nouveau. Sur tous les réseaux sociaux on y a droit. Quel que soit le genre de physique, de morphologie, de plus en plus de gens -des femmes la plupart du temps- portent des photos « au naturel » voir en mettant en avant ce que la jolie société bien conforme nous renvoie au visage comme « défauts ». 
Sans make up / avec vergetures / sans filtre ni retouche / avec bourrelets… 

Je ne sais qu’en penser. Si c’était juste aussi simple je pourrais dire « Wahou mouvement positif, un peu de naturel, on a tous nos défauts » etc. Et je serais presque à fond. 

Mais je ne peux pas m’empêcher de penser en même temps que ça va (et déjà on y arrive) être repris par le marketing. Que ça va exacerber la violence des « memes » (images  agrémentées de texte) volés sur internet, la violence des mots, des humains entre eux. Comme si on ne pouvait jamais trouver de tolérance dans la majorité.

Que ça n’empêchera pas les suicides, que ça ne changera pas plus les mentalités, au fond… Parce que plein de gens ont l’impression qu’on leur impose de penser comme ceci ou comme cela et qu’ils n’y arrivent tout simplement pas. 

Et puis il y a toujours des dérives même quand on veut être super positif. Les langues commencent à se délier.. Le mouvement à ses limites. Même dans le bodypositive il faut rester dans le cadre, être ronde mais lisse, belle, sans bourrelets.. Avoir un physique « type »… J’ai lu l’article que je joins un peu plus bas (en anglais) qui résume pas mal cette idée.. Monica Belluci est mince dans la réalité. Pourtant beaucoup de gens considèrent qu’elle doit être classée dans les rondes, les pulpeuses… Quand a t on perdu les pédales et la vision réaliste des choses ? Ça marche aussi en sens inverse… 

Combien de filles trop minces, maigres, sont jugées et critiquées. 

Combien parmis ces filles font parti du gang pro ana et pourrissent la vie de celles qui souffrent et voudraient s’en sortir ? 

Combien de rondes, de grosses, sont rappelées à leur santé à chaque bouchée, entendent des « c’est dommage tu as un si joli visage » ? Et combien parmis ces filles sont des fatpower en puissance, réduisant le pouvoir de parole de celles qui ne se sentent pas d’en faire parti ? 

Encore et encore, même dans la plus positive des motivations, il faut rester dans le cadre établi. 

La bouteille d’orangina est un bel exemple… http://www.revelist.com/feminism/pear-shape-body-positive-tweets/6326/for-instance-many-of-the-women-touted-as-bodypositive-leaders-like-ashley-graham-gabi-gregg-and-danielle-brooks-are-pearshaped/1
C’est social. J’ai du mal à croire qu’on laissera un jour les gens vivre comme ils sont, avec leurs défauts physiques, leurs « tarres » comme on nous les vend quelque part. Alors qu’il ne s’agit que de pouvoir être soi. Dans mon monde, la diversité fait la beauté. Physique, culturelle.. D’idées même.. Je ne demande pas qu’on valide ce propos que j’ai du mal à exprimer et à défendre… Juste qu’on lui laisse la place d’exister. 

La majorité gagne toujours… Demain, en me réveillant je ne serais pas mince, jolie, avec une belle peau. 

Il a fallu un bypass et 5ans presque, et je ne suis toujours dans aucun des cadres qu’on attend de moi. Je ne me sens d’aucune communauté. Ni grosse ni mince… Ni positive.. Juste fatiguée. 

Combien de fois mes copines « bien foutues » (socialement) m’ont dit que je ne devrais pas me prendre la tête sur mon corps ? Qu’en savent elles ? Combien de fois ai-je du justifier ce que c’est de vivre avec de la peau en trop quand ces même personnes (après m’avoir dit de ne pas me prendre la tête avec mon corps) pleurent pour leur malheureux bourrelet de peau de 2mm? Devoir prendre sur moi quand,  lors d’une virée shopping elles sont démolies de ne rieeeen trouver, alors qu’elles n’ont jamais pris le temps, ne serait-ce que de se poser la question,  lorsque la situation se passait en sens inverse il y a 10ans, quand je les regardais faire du shopping, ramener mille sacs et qu’il n’y avait rien pour moi. 

J’ai toujours milité dans le sens où, quel que soit notre corps on peut se sentir mal dedans à un moment donné. 

Alors, même la, elles ont toujours trouvé une oreille pour pleurer et une bouche pour consoler. Mais jamais elles ne se sont posé la question d’une éventuelle souffrance due à leurs mots il y a 10ans.. Encore maintenant. Comme pour la majorité des gens, seul leur ressenti à de l’importance finalement…. Parce que la majorité gagne toujours.

On va me dire que je suis négative, que je vois le mal partout, qu’il suffit de suivre la vague. Mais je regarde toujours autour de moi et partout ailleurs, avant de suivre. Même quand le concept m’enchante. Il y a des conséquences à toutes action, même la plus positive. 

J’ai souvenir de m’en être pris plein les dents, quand à l’époque je n’ai pas voulu soutenir les copines de la size acceptance dans le délire de « fat is beautifull ». Pas que je n’étais pas d’accord hein, je pense que chaque individu a le droit de se sentir bien dans son cœur et dans son corps. Mais à l’époque je trouvais ça réducteur et totalitaire comme concept et ça n’a pas plu. Je ne me suis plus sentie à ma place dans ce milieu où on te disait ce que tu devais penser pour être socialement acceptable. 

Les filles qui voulaient maigrir étaient pointées du doigt et je ne vous parle même pas des postulantes aux opérations. Moi je voulais juste mener ma barque, qu’il y ait de la place pour tout le monde. 

J’avais, moi, montré du doigt que pour mettre ce mouvement en avant on dénigrait d’autres physiques (ce qui etait vrai), on voulait forcer les gens qui ne se sentaient pas bien en surpoids/obésité à penser qu’ils avaient une mauvaise vision des choses, qu’ils étaient en tort. Ça a fait beaucoup de mal à beaucoup de personnes et notamment à des gens autour de moi, aussi. 

J’ai du mal à rentrer dans des mouvements construits et directifs. J’ai toujours la sensation qu’on m’empêche de penser par moi-même au final, qu’on me vend une idée. Et je me méfie toujours des idées qu’on nous vend. 

C’est peut être une belle connerie de penser comme ça, ça vient de mon éducation. Toujours remettre en cause ce qu’on te dit. Ensuite tu peux choisir d’y adhérer ou pas. 

Ça me vaut surtout beaucoup de solitude. 

J’aimerais, pardon, j’adorerais participer au mouvement « so much more than a before photo » qui est un mouvement que je trouve vraiment genial. Il consiste à poster une photo de soi à l’instant présent et de vivre qui ont est maintenant, peu importe qui on ai pu être avant. Mais je ne m’accepte pas comme je suis aujourd’hui. Donc je pars du principe que se serait totalement hypocrite de ma part.

Les avant/après sont toujours impressionnants, mais oui, ils valident un peu aussi cette idée qu’on était quelqu’un de « mal » avant. Que ce soit en terme de poids, de musculature, cheveux, coiffure, maquillage ou que sais-je encore.. Tout est bon pour dire « je suis mieux qu’avant » et je me demande dans quelle mesure c’est pour soi et pas pour l’image qu’on renvoit (qu’on tente de renvoyer) aux autres. 

Bref…le « Body positive » m’inspire quand même un autre état d’esprit que tout ce que j’ai cité plus haut. 

Justement plus dans la douceur avec soi même. 

Accepter de ne pas être « parfait » (au nom de qui au nom de quoi) et d’en faire le deuil.

J’ai lancé le hashtag #aujourdhuijose sur instagram, parce que chaque jour est un combat. Je serais sûrement seule à l’utiliser, mais si tu me lis et que tu veux en profiter, tu es le/la bienvenu(e).

Aujourd’hui, j’ose mettre cette robe que j’aime mais que je n’assume pas.. 

Aujourd’hui, j’ose montrer mes bras que je déteste. 

Aujourd’hui je me maquille alors que je n’y connais rien.

Aujourd’hui j’ose commander ce bouquin qui me tanne depuis des mois, manger en public sans avoir peur, manger seule au resto, passer cet appel qui me terrifie, changer de taf, dire merde à ce con qui me harcèle…. Etc etc. C’est ça l’idée. Aujourd’hui j’ose être moi, respirer, avoir du courage. 

Parce que demain je n’aurais peut être pas autant de courage.

#aujourdhuijose, juste « vivre ». Parce que demain ne sera pas aussi différent que ce que j’aimerais, que je n’aurais pas l’image dont je rêve…. Mais je suis moi. 

#aujourdhuijose juste être moi. Et c’est déjà énorme. 

Le cerveau qui tricote

Il se passe pas mal de choses dans ma vie et dans ma tête. Toujours ces histoires de cœur, jamais vraiment finies correctement,  qui me polluent et m’empêchent d’avancer. Oui, ça relève certainement d’un comportement très immature, mais chacun est ce qu’il est. Je travaille sur moi pour avancer, fermer des portes, faire le deuil. Éviter d’avoir le cœur et la tête remplis de plusieurs histoires qui me bloquent. Des choses non réglées qui laissent des traces et du poids difficiles à gérer au quotidien…

https://fr.pinterest.com/pin/287878601155159824/

Il y a 4 histoires vraiment importantes dans ma vie depuis un an. Après il y a de multiples petites histoires, la plupart sans importance, d’autres qui ont tourné à l’amitié, qui ont pu me blesser ou me renforcer mais que j’ai su/pu gérer. 

On a « tous » (nous, les imparfaits) un domaine (ou plus) dans nos vies et nos têtes où l’on patauge complètement. Pour l’un se sera le boulot, elle ses enfants, lui ça sera ses passions, l’autre encore ses rapports sociaux… La santé, la famille… Moi c’est (entre autre) le cœur, l’absence, fermer des portes, l’abandon, la place de chacun, les relations amoureuses. 

*****************************************

L’ancien compagnon : 

J’ai hâte d’avoir récupéré toutes mes affaires, films, photos, meubles une fois pour toutes. Je sais que je peux faire une croix sur des choses qu’il avait prises « en attendant », des choses que j’aurais voulu récupéré parce que je trouve injuste qu’il les aies eues avec le recul (voir plus loin).. 
Hâte que la taxe d’habitation, qu’on doit encore partager, se termine (en octobre) même si je n’ai plus à réclamer depuis 4mois, ce qui est déjà un énorme soulagement. Jai hâte parce qu’en fait… Je crois que je commence à le « détester ». Je commence à me rendre compte de ce qu’il a dit, fait, ou je n’aurais jamais du céder/passer par dessus. J’ai donné presque 1/4 voir la moitié de mes affaires, par équité, ou pour être la fille sympa, alors que j’avais quasi tout payé ces trucs… (mais achetés pour nous deux, donc..), et qu’il etait limite offusqué si je refusais de donner quelque chose… Comme si ça lui était du. J’aurais pas du pour le coup. 

Les langues se délient aussi, me faisant comprendre que j’ai été bien gentille et bien conne. Patiente aussi. Et que je le suis toujours, les deux. J’ai su par des connaissances communes qu’il continue à prétendre qu’il est une victime ou en tout cas à agir comme tel (car bien entendu je suis un sujet tabou, je n’existe pas). Bref. Moi aussi j’avance. Et là ou j’avais de la peine et de la tolérance, je commence à avoir de la rancœur et de la rage. Je n’ai jamais demandé à personne de prendre parti pour l’un ou l’autre. J’ai au contraire toujours œuvré pour ne jamais salir son image et préserver le respect que j’avais pour lui, malgré sa façon de me parler comme si j’étais une merde, malgré son comportement de gamin.. Il a tellement la mémoire courte et sélective… 

Mais je sens que j’arrive à bout. Que je ne peux pas plus. Que j’en ai marre d’être jugée après tous mes efforts. Je ne suis pas une victime et je refuse d’en devenir une même par extension. Certains m’ont tourné le dos ? Lui m’avait dit que c’était du à mon comportement dégueulasse, ma faute.. Limite en mode tu n’as que ce que tu mérites. Bah tant pis. Tant mieux. J’apprends a faire table rase du passé moi aussi. Ils ont fait leur choix avec la moitié de l’histoire. Et pas forcément la plus honnête. C’est leur choix. 

Je suis patiente. Parfois trop. Parfois à la limite de la connerie. Mais je suis rancunière et j’ai bonne mémoire. J’attendrais. Pour le moment je n’ai rien de négatif à son encontre, à part cette rancœur qui monte. J’espère que ça restera comme ça.. 

Mais du coup, j’ai hâte de déménager aussi. Même si j’aime ma petite ville et mes petites habitudes. Mes commerces, le département… C’est juste trop loin de mon boulot et la fatigue me tanne… Et auuuussi, malgré tout, il y a beaucoup (trop) de souvenirs ici. Il faut faire un choix… 

Je sais que je le croiserai encore et ça ne me gêne pas du tout, au contraire. Je continuerai à faire ce qu’il demande, faire comme si on n’avait pas passé 8ans ensemble, comme si on ne se connaissait pas. Et demander des nouvelles de mon chat aussi… Voilà. Ça sera toujours mieux que rien. Mais je ne me laisserais pas humilier. Dégrader. Je pense avoir eu ma dose.

**************

L’alchimiste :

Il est sorti de l’hôpital. N’a jamais cherché à me contacter ou à me joindre. A liké une photo sur mon Facebook. A changé sa photo de profil… Rien de plus à dire. Je pense toujours à lui. Je culpabilise toujours. Je me sens toujours mal. J’ai toujours plein d’espoir pour son futur, pour lui. J’ai trop du mal à me dire qu’il ne sera plus jamais là, qu’il est sorti de ma vie pour toujours… Il me manque terriblement. C’est mon Peter Pan devant l’éternel.. 

*************
L’ex : 

Dimanche, pour la première fois je n’ai pas pensé à lui et je n’ai pas eu « peur » ou mal. Je l’ai complètement oublié l’espace de 24h. Et ça m’a fait un bien de dingue. J’étais avec des amis, je n’avais pas de stress, rien. Ni de qui je suis ou je ressens, ni du présent ni de l’avenir.. Bref. Je vivais au présent. Je vivais pour moi. 
Cette semaine en allant au boulot (à 10min de son domicile je rappelle) j’ai eu moins peur de le croiser. Et ce soir,  je me suis même dit que oui, le croiser ça me tuerais certainement oui, mais qu’au final je ne vois pas pourquoi je craque encore sur un mec aussi naze et superficiel… C’est encore mélangé dans mon esprit.. Sentiments qui persistent, souvenirs.. et dégoût. Je tente de me focaliser la dessus. 

Je me dis que oui, il s’amuse, il va en concerts, il se bourre la gueule, il fait plein de trucs géniaux, il a sûrement une ou plusieurs copines trop cools et belles qu’il baise autant qu’il veut et qu’elles veulent, il fume ou se defonce sans se poser de questions, il joue les blaireaux de poseurs au milieu du gratin musical… Bref.. Il vit..  à 100 à l’heure.. Il est jeune, beau (mes potes n’arrêtent pas de me dire et me répéter depuis le début qu’il est trop laid mais que voulez vous… Les gouts et les couleurs..) plein de vie.. Ça doit me renvoyer à ma décrépitude je pense..

Mais voilà. En vrai… C’est pas la vie que je veux. Oui ça me manque. Oui je l’envie. Oui j’envie à mort le fait de le vivre à la place de celle qui à la chance de le vivre avec lui aujourd’hui (c’est tordu mais quand on lit doucement c’est digerable jvous jure !).. Même que je la hais cette connasse que je ne connais même pas.. J’ai mal. Ça me manque. IL me manque. Mais c’est juste un fantasme à la con. Je veux vivre une vraie vie et pas une illusion de poseur qui noie le poisson. Une façade. Un faux semblant. Une pièce de théâtre… Le mec n’assume même pas d’être attiré par les hommes, d’être souvent un vrai connard… Mais il vit dans un autre monde… Et c’est ça qui manque autant. C’est irréel. Hors de la réalité (oui, oui je me répète, je sais.. Mais rien n’est assez fort pour l’exprimer). Mais moi je suis pas ça. Ça me transcende parce que je rêve de ça. Mais c’est pas moi. Jsuis une fille banale. Qui a besoin de trucs tout aussi banals.. 

Tant mieux pour lui,  si un jour il arrive à un truc bien et un peu moins superficiel. Moi je veux ça maintenant. Ma vie sera belle et remplie de choses qui seront importantes et pas d’illusions ou de faux semblants. Tant pis. Ça m’arrache le cœur de l’admettre. Ça sera jamais lui. Jamais ma vie. J’ai envie de chialer comme un gamin à qui on dit que le père Noël c’est les parents, que les licornes c’est du flan, qui découvre que les adultes mentent comme des charognards, et que dans les bonbons il y a des cadavres de porc ou de vache. Voilà. La désillusion. L’ex est ça pour moi. Le rêve qui n’existera jamais « pour de vrai ». 

******

*******

***********

La rencontre : 

Il prend de plus en plus de place dans ma vie et j’aime ça. Il est là. Présent. Il communique. Il prend des nouvelles. Il est trop jaloux, il en deviens parfois méchant et froid, mais on lutte. Je suis trop « sauvage » froide et cassante dans mes moments de crise, mais on lutte. On parle. On avance. Et ça fait du bien d’avoir de l’espoir, des envies, du respect. 
Il est doux, câlin, (beau et sexy aussi huhuhu), il est désirable autant que demandeur (parfois trop 😒😅). Je pense à lui dans le métro et je souris comme une niaise. J’ai hâte de le retrouver le soir. 

Avant hier on a eu un clash. Un gros. Je n’en ai parlé à personne. Je n’ai sollicité personne pour me conseiller. Je me suis sentie seule. J’ai eu l’impression que cela m’isolais énormément. Ça m’a renvoyé il y a 10 ans à ma première histoire. J’étais isolée mais pas pour les mêmes raisons. Mes proches ne croyaient pas que ce mec agissait comme ça en privé car il était différent en public… Un peu le même soucis que l’ancien conjoint du reste,  j’y pense en écrivant…  Jusqu’à ce que ma meilleure amie assiste à l’une de ses crises, elle, mes parents, mes proches, croyaient que j’exagèrais quand je racontais. 

Du coup j’ai appris à ne pas être crue. Je me renfermais. Ça fait parti du processus de manipulation. Ça nous isole. Le manipulateur sait tout à fait comment gérer les phases publiques/privées et en jouer. 

Là je me suis sentie isolée. J’ai eu peur. J’étais perdue, vraiment. Effondrée, je ne gerais plus rien. J’avais envie d’en parler aux copines, à ma mère, ne plus me sentir seule, avoir des points de vue et des conseils… Mais jai rien fait. Et puis on a parlé lui et moi. Encore et encore. On a réglé le truc juste nous deux. 

Et connement, je ne me sens pas plus mal. 

Étrangement j’en « veux » (façon de parler) à mes proches de ne pas avoir vu que cela n’allait pas. Comme si j’étais fâchee alors qu’ils n’y sont pour rien. Comme s’ils m’avaient abandonnée en n’intervenant pas dans ma vie. Je ne sais pas comment expliquer… C’est tordu je sais.. Mais à la fois je suis contente qu’ils n’aient rien demandé et que je n’ai pas eu à répondre. Contente de n’avoir pas partagé avec eux, une fois de plus, un moment merdique. 

Je suis fière d’avoir traversée ça seule avec lui. Ça m’a fait du bien. Même si ça m’éloigne des autres, je sens que c’est « sain ». Et puis j’aime les conseils de mes copines hein, c’est pas le problème, mais parfois elles sont « à côté de la plaque », parce que c’est des conseils venus de leurs vécus et expérience, et donc pas du tout adaptés. Je le sais, j’en fais autant avec elles. Mais si elles conseillent et que je rembarre, je sens que ça passe très moyen… Du genre « si tu veux pas écouter  alors pourquoi tu demande ? » puis en acte, sans un mot, l’équivalent de « Puisque c’est ça on n’en parle plus on ne l’évoque plus » (une fois de plus j’exagère. Ya surtout beaucoup de tolérance en majorité, mais ce que je dis plus haut arrive aussi ^^). 

J’en suis en partie responsable j’en ai bien conscience, en demandant les avis des gens trop régulièrement et sur tout. C’est du à mon manque de confiance en moi. Ça me dessers. Les gens pensent que j’attends conseils et solutions, alors que je veux surtout me délester de mon manque de confiance et ne pas me sentir seule. Et ensuite, oui, trouver des pistes et des solutions. 

Et du fait, en n’ayant rien dit je ne négativise pas mon histoire à leurs yeux, ils seront sûrement moins inquiets pour moi, et plus heureux pour nous, aussi. 

Et ça me fais du bien. 

Suivi avec la nutritionniste

1er juin. Dans la salle d’attente de la nutritionniste à l’HEGP. Ça fait un bail que je ne suis pas revenue dans cet hôpital…  qui a un peu des airs de « ma deuxième maison »… J’y ai été opérée 3 fois, hospitalisée au moins 6, fais plusieurs services, de l’ambulatoire aux urgences… Ça me fait drôle d’être la et en même temps je ne peux pas m’empêcher d’être rassurée. Comme si ici on allait me prendre en charge. Il est pourtant arrivé qu’on me laisse croupir dans une chambre sans soin (et même avec une prise en charge détestable..)..  J’avais d’ailleurs écrit pour le signaler et même obtenu une réponse… Ça remonte à loin.. 

Rendez vous à 15h. J’arrive un peu en avance pour l’inscription… Attente.. Le temps passe. Je passe enfin au guichet à 15h20. 

Il est 15h50 et j’attends toujours mon tour. Moi qui espérais rentrer plus tôt que mes jours de taf,  je crois que c’est râpé :/

Normalement je suis la prochaine à passer. J’ai hâte et à la fois hyper peur… Je sais qu’elle va me dire que 78 kilos c’est rien, parce qu’elle ne « voulait déjà pas » que je descende en dessous de 90. Mais c’est mon corps qui a choisi… Enfin je ne sais plus… S’il avait choisi il ne remonterait pas.. J’en sais rien.. Mais voilà… 78…

Et ma tête était bien à 70. Je suis restée stable durant un peu plus d’une année, naviguant entre 70 et 74. Je suis descendue à 69 même, j’étais super fière de moi. Mon but depuis l’adolescence a toujours été 63 kilos (un jour j’expliquerais pourquoi).. J’étais pas loin. 

J’espère aussi qu’elle va ENFIN proposer une solution pour mes carences. J’en ai ras le bol. Cette fatigue me tue et mes proches ne la comprennent pas. Ils me parlent de sommeil alors que c’est bien au delà de ça.. Un épuisement. Pas assez d’oxygène dans le sang. J’en ai marre qu’on pense que je simule.. Que je suis « partisan du moindre effort », pas motivée, affabulatrice et j’en passe..  Ce n’est pas comme si ce n’était pas chiffrable en plus, comme si je simulais..

Les résultats de la grosse prise de sang sont arrivés et ils ne sont pas bons du tout.

Le rendez vous arrive. Comme ça fait deux ans que je ne suis pas venue, on fait le point. Bingo. Même poids qu’il y a deux ans elle est contente. Je lui explique ce qu’il en est. Elle me repète que l’idée du bypass ce n’est pas d’avoir le poids de mes rêves mais de ne plus être obèse. Mon imc est pour elle « normal » alors que toutes les simulations me placent en pré obésité.. Une façon de faire peur aux gens paraît il. 

À quoi bon lutter si c’est une lutte vaine ? Je me sens bien dans mon corps à 70 kilos. Pourquoi mon corps ne se sent pas bien avec moi au même poids ?? J’ai peur de regrossir.. Pas que ça me choque, je trouve souvent les nanas super jolies qu’elles soient juste rondes ou très grosses. Non. C’est juste que j’ai failli mourir et que j’ai pris le risque de l’opération et c’est ça que je ne veux pas perdre.. 

Je lui parle de ma galère pour trouver un hématologue, je commence mon discours préparé pour tenter de gruger le service hémato et qu’elle m’obtienne une ordonnance pour la perfusion de fer directement. Cours circuiter ce système qui me rends dingue depuis des semaines…

Elle m’arrête net. Elle me réponds que je n’en ai pas besoin, que j’aurais du l’appeler tout de suite en voyant mes carences, que c’est son boulot et pas du tout celui d’un hémato que la remplaçante de mon doc n’y connaît rien aux bypass !! Soulagement.

J’ai appelé au moins 7 hopitaux, des cabinets privés, galèré de services en service pour avoir un interlocuteur alors que j’aurias du penser à elle.. Je ne savais pas !!! Bilan… Une question sur les carences et les démarches à suivre : appeler la nutri directement. 

Elle me fait immédiatement un papier pour un rendez vous, une journée d’hospitalisation avec des examens et le p****n de sésame : la perfusion de fer. Je n’arrive pas à y croire. C’est encore mieux que prévu.

On parle beaucoup. Elle me garde près d’une heure : Poids, alimentation, suivi psy et médical, alcool, grossesse, chirurgie esthétique. Tout y passe, même « la rencontre », le boulot, les fringues… 

On regarde les quantités approximatives.. Elle me rappelle au passage qu’il y a deux ans j’avais déjà « faim tout le temps » elle l’avait noté sur le dossier. J’avais oublié… Je suis passée l’an dernier par une période de dénutrition quasi totale et comme rien ne passait, j’avais du mal à me rappeler que j’avais un jour eu des fringales… 

On reparle de chirurgie esthétique avant que je parle. Je veux faire au moins les bras. Je ne supporte plus. Je sais que ce ne sera que reculer pour mieux sauter… Je ne serais jamais contente même si toute la chirurgie est faite est que je suis stable côté poids. Je me suis et me trouve moche depuis toujours. Évidement ya des jours où je me trouve plutôt pas mal, je fais des selfies à la con etc. mais dans l’absolu, je me trouve laide. 

[Édit : je suis allée à un festival de musique le week-end dernier… Il y avait tout type de morphologies de filles. Grandes petites grosses minces rondes blondes brunes et rousses. Des jeunes des vieilles et des médiums… Des petits seins des gros seins… Des nez droits ou en trompette… Eh bien croyez le ou pas, je n’ai pas arrêté de regarder dans « l’espoir » de trouver une de ces filles « plus moche que moi ». Je n’ai pas trouvé. Sincèrement. Pas pour jouer à recevoir des « mais siiiiiii t’es belle arrête ton cirque ». Non. Véritablement j’en avais mal au cœur et au ventre, j’étais « la moche du coin ». J’ai même entendu un groupe de mec à côté de moi dire qu’ici ça pourrait tout aussi bien être aussi un océan (cf c’était une plaine de sable) au vu des thons qu’on pouvait y trouver, genre « elle » (en me désignant moi). Et ricaner. J’ai continué mon chemin en regardant mes pieds et en serrant les dents. Ça ne fait que me confirmer ce que je pense de moi de toute façon alors inutile de monter au créneau pour défendre l’indéfendable…] 

J’espère un jour trouver au moins la paix, la neutralité etc. avec mon image.. Je continue les séances psy, les projets de remodelage esthétique… on verra bien. 

En attendant rendez vous le 30 juin pour une journée d’hospitalisation, perf’ de fer et à priori d’autres examens…. J’ai hâte de voir ce qu’on va me faire 🙂 

Besoin d’une pile, d’une prise, d’énergie. 

Grande gueule. Pas réussi a fermer le blog pour le moment. Ça me démange mais je n’arrive pas à sauter le pas. Je ne poste pas tout ce que j’écris et la masse des brouillons commence à s’accumuler doucement.

Je repensais au fait de cloisonner sa vie, même pas forcément volontairement… Juste parce que ça arrive comme ça. Qu’on a du le faire parce qu’on ne peut pas être déluré(e) au boulot ou bien avec des connaissances, parce qu’on n’a pas su/pu passer sur son mal être avec des amis etc..  et au final d’avoir une sensation de ne pas être complet(e), d’avoir perdu un morceau de soi en route. 

C’est dingue le temps qu’on passe dans la vie juste à essayer de chercher les morceaux, essayer de les recoller, tenter de construire ce putain de puzzle. Et pourquoi cette sensation que quand on y parviendra (si tant est qu’on y parvienne) ça ne servira plus à rien du tout. Et il faudrait ne pas être frustré ?!?! 

Je veux tout. Panser mes plaies, soigner mes peurs. Je veux la vengeance et MA justice, je veux évoluer, apprendre et réussir. Je veux defoncer les portes, avoir ce que je veux très égoïstement. Tout. Tout et son contraire. 

Taper du pied, me rouler par terre, Hurler, bouder….  c’est bien mais ça ne me satisfais pas. Je veux la suite ! OK je veux bien le faire si derrière j’ai gain de cause et que toutes mes exigences égoïstes sont acceptées. 

Je veux voir la roue qui aurait du tourner depuis bien longtemps, le feu du Karma, le chef de la milice céleste en action. J’ai « payé » pour mes erreurs, amèrement, à répétition. C’est bon. C’est fini. Ma « dette » est réglée. Maintenant c’est aux autres de prendre leurs responsabilités, de récolter les fruits de leurs actions. 

Ya un joli pathétisme la dedans mais je l’assume pour le moment. On aura beau me dire que non, que la vie n’est pas juste etc. C’est faux. La nature reprend toujours ses droits. La lave séchée fini par redevenir forêt, la vague meurtrière fini par redevenir océan (j’aurais pu faire une sacrée blague merdique dis donc, je suis toute émue). Certes il faut du temps. Mais ça arrive. Et ce n’est pas une fin mais un début. 

On y est. « your Wish is my command » qu’il a dit ? OK je prends. 

L’univers tout entier est fait d’énergie. Je n’en ai plus. Plus du tout. J’en ai besoin. C’est vital. 

Des nouvelles de l’alchimiste

L’été dernier, à l’hôpital, on était 3 à traîner ensemble. L’alchimiste, jeff et moi. 

Il y a peu, après une période de crise, jeff est également retourné à l’hôpital. Il m’a appelé un soir, on s’était engueulés sur son comportement quelques jours avant. Il a laissé un message sur mon répondeur. Il m’a dit qu’il allait être transféré là ou on était l’an dernier, qu’il allait donc y retrouver l’alchimiste qui y est depuis avril… et lui dire que j’avais rencontré quelqu’un. 

Ça m’a minée, détruite, ratatinee. Déjà parce que ça me paraît dégueulasse. Ensuite parce que ça « officialise » quelque chose, alors que c’est tout neuf et sans certitude.

Ensuite et surtout, parce que j’aurais aimé le dire moi même à l’alchimiste. On n’a pas pu en parler clairement. Je n’ai plus aucune nouvelles de lui depuis un mois. Je pense à lui presque tous les jours… 

Quand jeff m’a dit ça, j’ai eu envie de le gifler. 

Je pense sincèrement que l’alchimiste s’en fout, maintenant. Je pense même que si jeff le lui a dit, il a du lui répondre texto qu’il s’en fout, que c’est du passé, que c’est pas grave etc.. Une autre des facettes de l’alchimiste, il se fout de tout une fois que ça n’est plus son quotidien. Ça n’existe plus. Ça n’a plus d’importance. 

Mais ça ne change rien. Moi je ne m’en fou(tai)s pas. J’avais (j’ai..) des sentiments pour lui malgré l’impossibilité de notre histoire. Malgré notre différence d’âge. Malgré sa maladie. C’est quelqu’un de bien, de terriblement attachant. Une personne formidable qui mérite de s’épanouir et d’être heureux… 

J’ai mal. Vraiment mal. Même si lui il s’en fout desormais. Parce que je l’ai vraiment aimé (et au vu de ma douleur actuelle c’est encore toujours et un peu le cas.. Faut être honnête je crois..)  et que cette « fin » n’est pas du tout à l’image de mes sentiments pour lui.. Je pourrais jamais oublier les quelques mois qu’ont duré notre histoire… 

J’espère qu’il va rencontrer quelqu’un, là bas ou en sortant (la femme de jeff m’a dit qu’il y avait des jeunes nanas la bas en ce moment.. Alors même si « pour lui »  je préférerais « en sortant »(ce qui est totalement hypocrite puisque moi je l’ai rencontré la bas… Sûrement juste très égoïste de ma part aussi, genre c’est « notre lieu ».. Bref ça fait pitié..) du coup… même si c’est la bas… Voilà quoi.. Je serais heureuse pour lui.. (même si je jalouse d’avance celle qui aura droit à ce que je n’ai pas pu partager avec lui…)

Je n’ai pas osé rappelé sa mère depuis le 29 avril, dernière fois où j’ai eu des nouvelles… J’ai tellement espèré qu’elle me téléphone ou m’envoie un message depuis cette date là.. Je n’ai pas osé bouger. Je pense qu’elle s’est dit qu’il était mieux de couper les ponts, pour lui, pour moi. Elle me l’a souvent dit avant alors je ne peux qu’imaginer que c’est ça.. 

Et puis, avec le temps, cet espoir s’est transformé en crainte. Que pourrait elle me dire… Qu’il va mieux. Qu’il m’a oubliee ou qu’il a fini par se rendre compte que c’était une erreur.. 

J’ai tellement envie de le voir et je ne peux pas. Je ne dois pas. 

Et la… Cet appel de la femme de jeff ce midi m’a fait tellement mal. Il est vivant, en meilleure santé, pas loin de moi.. je ne pourrais plus jamais le revoir et à priori il n’en ressent pas le besoin ni l’envie, il n’a jamais cherché à me contacter ni à me donner de ses nouvelles. Alors oui… Je me dis que je devais avancer, que ça me prouve que j’avais raison. Mais dedans, ça me détruis un peu plus. Je l’ai pas oublié. 

Quand elle m’a parlé de lui (c’est moi qui ai posé la question je tenais plus) j’ai eu l’impression que mon cœur s’arrêtait net. J’ai plus pu parler. J’ai du raccrocher. J’arrête pas de chialer depuis. 

J’ai l’impression que ma vie c’est ça. Des histoires de cœurs successives qui me détruisent chaque fois un peu plus. 

L’ancien conjoint/L’ex / l’alchimiste 

Et maintenant la rencontre… J’ai peur de cette rencontre. Parce que quand je regarde la liste au dessus, je ne vois que douleur souffrance et perte de l’être aimé. J’y ai cru à chaque fois. J’ai souffert à chaque fois. 

Mes sentiments ne se sont jamais vraiment éteints pour aucun des 3 et j’ai du mal à avancer avec. 

L’ancien conjoint est peut être celui qui me fais le moins souffrir. J’ai perdu un ami certes, mais j’ai eu le temps de faire mon deuil. Presque 3ans.

L’ex.. Que dire..  j’en parle assez ici. L’Amour de ma vie. Celui dont j’acceptais toutes les tares et les défauts. Celui pour qui j’étais capable de tout endurer et à qui j’aurais tout pardonné. 

L’alchimiste, c’est mon magicien. C’est son esprit libre et son univers, son intelligence, sa douceur, ses conversations, sa peau.. C’était juste un amour intemporel. J’aimais l’entendre rire, je fondais à chacun de ses regards.. J’avais réussi à lui faire une place dans mon cœur, j’avais réussi à virer un peu l’ex pour qu’il ait sa place à lui..

Jai jamais réussi à virer l’ex totalement. Peut être que c’est ça..  Peut être que c’est mon âge.. Mon corps. Je ne saurais jamais. Mais l’alchimiste est dans un monde où je n’arrive pas à aller. 

Il faut que j’apprenne a l’oublier. Et c’est juste une torture.. Me dire qu’il va bien. Qu’il m’a oubliee et qu’il ne faut surtout pas que je revienne polluer sa vie. Que je dois faire ça pour lui. Pour qu’il soit heureux. 

Ça fait mal. 

Ça sert pas à grand chose

Je n’écris plus trop en ce moment. Est ce le manque de motivation à trouver des sujets de partage ou bien le fait d’être convaincue que, finalement, je n’ai pas grand chose à partager et à offrir aux autres. 

Ce blog est un exutoire égoïste, un auto-centrement de plus, un cahier virtuel qui ne sert pas vraiment à grand chose…

J’avais de grande aspirations, (tenter de peut être pouvoir)  aider d’autres bypassé(e)s qui souffrent peut être en silence, partager mon état de cobaye médical dans l’idée, à nouveau, d’apporter un petit cailloux à l’édifice… 

Est ce que je ne me suis pas juste leurrée en croyant que mon expérience pourrait avoir une quelconque importance pour qui que ce soit ? Est ce que ce n’est pas juste une put*** de masturbastion onaniste pour me flatter l’ego ? Un ego abîmé qui cherche tous les moyens pour survivre. 

J’apprends tout les jours, de tout le monde.. Et j’ai eu l’infime espoir, bourré de mégalomanie sûrement..  de servir, moi aussi, à quelqu’un.

C’est terrible de voir l’inutilité vous revenir en pleine tête comme une fléchette dans le 10 de la cible. 

Je ne sais pas si je dois continuer ce blog ou l’arrêter. Peut être uniquement continuer celui où je mets mes recettes de « cuisine », beaucoup plus anonyme, moins déprimant, moins « moije ». 

C’est pas la joie en ce moment. J’ai toujours été meilleure pour les autres que pour moi, ça explique sûrement la déconfiture que je ressens vis à vis du torchon virtuel qui me sert d’exutoire. 

Point santé (le retour de la mission) 

[édité] On va entrer directement dans le vif du sujet : C’est la cata. (youpi)

77. 8 kilos au compteur ce matin.. 77.8

Je suis complètement affolée. 77 putain !!!!!! Ce n’est pas arrivé depuis….. UN AN

Je sais qu’on entre dans une période psychologiquement éprouvante. Jusqu’au 31 juillet, et après le mois d’août va être un peu en roue libre mais ça devrait le faire. Mais la…. 77. Je n’arrive pas à m’en remettre. 

Je n’ai rien à cacher je sais pertinemment ce qui se passe : je bouffe. 

Je pourrais manger un éléphant. J’ai faim tout le temps. Comme si j’avais été transformée en chancre. Chaque matin je me lève en me disant « ok. Aujourd’hui tu vas faire attention. »et chaque jour je n’arrive pas à tenir. 

Gâteaux, bonbons, grignotage de tout ce que je peux trouver. On dirait que je prépare une hibernation !!!! C’est horrible. Et la quantité que je peux ingurgiter est affolante. J’ai bien peur que mon estomac soit plus que dilaté :/. misère… 

J’ai demandé un TOGD à mon médecin. Mais il ne faut pas se leurrer. Bière, cidre et c’est des bulles à toutes les sorties. Grosse grosse connerie. 

Bulles, sucre et bypass. Le trio dévastateur. Je dois avoir un côté suicidaire latent. Je foire tout ce que je fais et on dirait bien que j’y mets tout mon cœur. Comment on peut être comme ça avec soi même ? J’ai tjs plein de bons conseils pour les autres mais moi je ne sais pas m’occuper de moi bordel… 

  • « N’oubliez pas vos compléments » : j’ai arrêté tout ça durant ma dépression et je me retrouve avec une carence en fer à la limite de la perfusion… 
  • « Ne buvez pas de bulles » : dit la meuf qui peut s’enquiller jusqu’à 6 pintes en soirée
  • « pas de sucré »: connue comme la bouffeuse de bonbons au bureau… Incapable de résister aux soda, cidre, chocolats, biscuits…. 
  • « on n’est pas au régime on doit faire attention » belles paroles de la part de la meuf qui a passé 15 jours à bouffer des fondues individuelles. 

Oye oye le schtroumpf à lunettes à ouvert sa bouche. Écoutez les conseils avisés qu’elle n’est même pas capable de suivre pour elle même…. 

Lamentable. 

Les examens en cours :

  • Attente des résultats de la grosse prise de sang pour le bilan bypass
  • Attente des résultat de la prise de sang pour le suivi du seroplex sous 60-75 ml par jour
  • Radio panoramique dentaire OK. Suivi de la dent de sagesse qui me déchire la bouche en cours.
  • Suivi psy OK, rendez vous pris jusqu’en juillet

Les examens encore à faire :

  • Rendez vous nutritionniste le 1er juin
  • Rendez vous pneumo le 13 juin (repoussé au 20 juin) 
  • Togd : rendez vous le 1er juillet
  • Hématologue pour éventuelle perfusion de fer : hospitalisation le 30 juin

Les rendez vous encore à prendre : 

  • Test d’effort et suivi cardio
  • Orthodontiste
  • Pédicure

Encore et toujours « à suivre »